
Le 22 novembre 2025, à l'hôtel Alpha-Palmiers de Lausanne, se tenait la première journée de l'hypnose en Suisse romande, organisée pour les dix ans de l'APH. J'y ai donné une conférence sur la déshypnose.
Présenter la déshypnose à une salle d'hypnothérapeutes a quelque chose d'un peu drôle. On passe son temps à installer des transes, et j'arrive pour parler d'en sortir.
L'objection est venue vite, et elle était bonne : si tout est hypnose, alors la thérapie aussi en est une, non ?
Oui. Exactement.
L'hypnose thérapeutique remplace une transe qui fait souffrir par une transe qui soulage. C'est utile, c'est même souvent nécessaire, et je l'utilise tous les jours. Mais ça reste une transe. Le patient va mieux à l'intérieur du rêve. La déshypnose pose l'autre question : et si on sortait du rêve.
Ce n'est pas pour tout le monde, ni tout le temps. Quelqu'un qui vient d'un viol n'a pas besoin qu'on lui explique que le moi est une construction. Il a besoin qu'on répare, d'abord. La déshypnose vient après, quand le sol est stable.
C'est l'ordre que suit la formation GES, et ce n'est pas un hasard.
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