La déshypnose dans Recto-Verseau : sortir de la transe ordinaire

La déshypnose dans Recto-Verseau : sortir de la transe ordinaire

Le numéro 381 de Recto-Verseau, avril 2026, consacre son dossier à la déshypnose. L'article est signé Laurent Montbuleau, hypnothérapeute à Clarens, qui a suivi le stage de formation professionnelle en déshypnose des 29 et 30 novembre 2025, organisé par Trina Mohn à l'institut Graines d'Éveil. Une vingtaine de praticiens y participaient.

Ce qui m'a frappé en le lisant, c'est qu'il a mis le doigt sur ce que j'ai le plus de mal à faire passer en formation. La phrase qu'il retient : « Beaucoup de souffrances se maintiennent parce que l'on traite le problème à l'intérieur du même cadre narratif qui le produit. »

C'est exactement là que se situe la bascule.

En thérapie brève, on travaille sur le contenu. La peur, la croyance, le souvenir. On modifie le contenu et ça marche, souvent très bien. En déshypnose, on ne touche plus au contenu. On regarde qui le regarde. Le patient arrive avec « j'ai peur », et au lieu de traiter la peur, on va voir qui est celui qui dit avoir peur. La plupart du temps, il n'a jamais vérifié.

L'autre phrase de l'article dit la suite du chemin : « Se déformer, c'est voir toutes les hypnoses les unes après les autres. Tant qu'il en reste une, nous restons hypnotisés dans le rêve de la séparation. »

La transe ordinaire, c'est ça. Pas un état spécial dans lequel on entre. L'état dans lequel on est déjà, du matin au soir, sans le savoir. Le mental raconte, on croit le récit, on souffre du récit. Personne ne nous a jamais appris à regarder ailleurs.

La revue est consultable en ligne : numéro 381 de Recto-Verseau.

Si le sujet vous parle, la page consacrée à la déshypnose en dit plus sur les quatre niveaux de la méthode DÉMO.